ICT 4 RBF: when technological innovation meets health care financing innovation. 3rd day of the CoP meeting in Burundi

30 Apr

Synthèse de la troisième journée

Rapporteur : Cheickna TOURE

Déroulement

Les travaux de la troisième journée se sont déroulés en quatre sessions thématiques. La première a traité de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les réformes de mécanismes de paiement des prestataires. Une présentation introductive du sujet a été faite sur l’expérience du réseau d’apprentissage conjoint JLN dans la conceptualisation des mécanismes de paiement des prestataires de soins. JLN préconise trois grandes phases. Au stade initial, on peut calculer les rémunérations des prestataires sur la base des données de routine. Au second degré de sophistication, les données d’utilisation des services doivent rentrer en ligne de compte permettant un certain niveau d’agrégation ou de désagrégation. Le haut niveau de complexification correspond à la situation où les données rétrospectives et prospectives doivent être utilisées comme des outils de contrôle de qualité. Mais alors, il faut admettre que c’est le choix du mode de rémunération des prestataires (capitation, tiers payant, paiement groupé des actes, allocation globale au prestataire, etc.) qui dicte celui des choix technologiques.

Par la suite, s’en est suivie une communication sur l’impact de l’introduction de l’assurance maladie subventionnée sur la qualité des services dans l’État du Kwara au Nigeria. A la faveur de ce programme, l’agence de gestion de l’assurance maladie a progressivement fait évoluer les outils de travail; des formulaires sur papier au départ et des données collectées sur des feuilles EXCEL, l’on est passé petit à petit à la codification de procédures et à l’installation de base de données ACCESS et actuellement l’agence utilise deux systèmes de gestion non encore interopérables. Mais, il est prévu l’intégration de la solution de gestion des assurés et celle de la gestion des opérations assurantielles.

La deuxième session de la journée a été l’occasion de familiariser les participants avec les nouveaux outils technologiques pour le financement basé sur la performance. A commencer par Mganga.net, une solution construite autour d’un terminal de paiement sécurisé procédant à l’identification par carte à puce ou données biométriques (empreinte) qui fait la transmission des données par satellite (technologie GPRS). REC, un logiciel qui fait office de registre électronique de consultation a également été présenté. Cet outil codifie toutes les étapes du diagnostic de l’enfant (0 à 5 ans) durant lesquelles l’utilisateur saisit les données sur l’enfant et le logiciel contrôle l’exhaustivité et la cohérence des données. Ce logiciel permet également un contrôle quantitatif et qualitatif (profilage saisonnier, concordance géographique, temporalité, symptomatologie associée aux maladies, ..) des données saisies. Enfin, il établit les statistiques et produit des rapports fiables à la demande.

L’audience a également suivi une démonstration sur les méthodes de traçage des événements et des entités dans la solution DHIS2. Cette fonctionnalité au départ utilisée pour le suivi rapproché de profils spécifiques de personnes (femmes enceintes par exemple) a été étendue et généralisée pour gérer le statut des entités (les équipements, les échantillons de laboratoire, les bâtiments, etc.). Enfin, les participants ont pu s’imprégner du fonctionnement d’un outil d’analyse des données d’enquête nommé LimeSurvey, utilisé pour les évaluations des centres de santé concernés par l’accréditation et le financement basé sur la performance.

Le troisième thème débattu aura été l’apport des technologies dans la vérification et la redevabilité sociale. Les discussions étaient axées sur les modalités de prise en compte des avis des usagers dans le processus de vérification des services censés consommés par les usagers. Les informations collectées à ce niveau concernent l’accueil, le délai d’attente, la disponibilité des médicaments, les procédures de paiement et éventuellement d’autres suggestions visant à améliorer la qualité des soins. Et les avis recueillis doivent être intégrés lors de la conception du plan d’action qualité.

Ensuite, le concept de “Communautés épanouissantes” a été introduit dans le débat par un représentant de l’ONG Cordaid. Ce concept vise à créer des espaces où les populations peuvent vivre dans la dignité, en sécurité, avoir la liberté d’élever leur voix et avoir accès aux opportunités pour s’auto-réaliser et participer à la vie sociale, économique, culturelle et spirituelle. Ce qui ne saurait être réalisé sans inscrire la redevabilité sociale au cœur de sa stratégie d’intervention en faveur des communautés. Ainsi, Cordaid a créé un espace ouvert et transparent (OpenData) sur Internet dans lequel elle publie les données relatives à ses interventions afin qu’elles soient visibles aux donateurs, aux gouvernements et au public.Avec toutes les leçons apprises dans la mise en œuvre de ses différents projets, Cordaid en est arrivée à développer un indexe de communautés épanouissantes qu’elle espère promouvoir comme alternative aux instruments actuels de mesure de bien-être.

La troisième communication de cette session portait sur la méthodologie de collecte et d’analyse des données pour l’évaluation de programmes sociaux qui vise à mesurer l’efficience des campagnes sociales sur les changements de comportement, à fournir des résultats susceptibles d’orienter les amendements aux politiques courantes. Enfin, la dernière communication de cette session portait sur la place de la communication dans le financement basé sur la performance au Bénin. Les personnes visées sont les bénéficiaires des soins de santé, professionnels de santé, membres du Gouvernement, Partenaires Techniques et Financiers, députés à l’Assemblée Nationale, élus locaux, les organisations à base communautaire (OBC), les responsables de groupements de femmes, de jeunes et de groupes d’intérêts économiques, les médias, les leaders d’opinion et enfin les chefs traditionnels et de cultes, les leaders religieux, les autorités politiques et administratives.

 Une dernière session a été encore consacrée à la présentation des outils. Les participants ont pu avoir des explications sur le fonctionnement d’un logiciel de gestion des mutuelles communautaires au Rwanda qui fait l’enregistrement des adhérents et des membres de famille. Ce logiciel permet également le calcul des primes d’assurance sur la base de la nouvelle catégorisation des ménages selon le niveau de revenu et le suivi individualisé de la situation des cotisations réellement versées. Un autre logiciel, cette fois-ci utilisé dans les centres de santé et permettant l’envoi de résultats d’analyse de laboratoire par SMS, a été dévoilé à l’audience. La solution appelée GenXchangePBF traite les résultats d’analyse effectuée dans un laboratoire et permet de générer automatiquement des SMS pour en informer le patient et le médecin référant. En cas de résultat positif, le patient peut être convoqué au centre de santé pour être pris en charge rapidement et démarrer sa thérapie.

Enfin, les participants ont pu appréhender le fonctionnement d’un troisième logiciel dénommé QuIC. Le logiciel en question est une application mobile développée pour évaluer rapidement l’aptitude des centres de santé à fournir des soins obstétricaux et néonataux d’urgence de qualité. L’outil permet la collecte, l’analyse et la restitution rapidement des données d’évaluation. Il se présente sous forme de questionnaires d’enquête électronique à remplir et à la fin de l’évaluation, détermine un score qualité

 Au terme de chaque série de présentations, les participants ont pu poser des questions d’éclaircissement et/ou donner des opinions, partager leur propre expérience. Au cours des débats, il a beaucoup été question de l’impact de l’utilisation des technologies sur l’organisation du travail dans les centres de santé, les stratégies de sécurisation des données collectées sur les patients, les moyens de prévention contre le piratage informatique, de la prise en compte des spécificités locales dans le choix des supports d’enquête, la gestion de la confidentialité des données collectées lors des enquêtes.

Principaux messages clés à retenir de cette session

Au terme de la journée, l’on peut retenir les points suivants :

1) La question de l’utilisation des technologies doit être prise en compte très tôt dans les programmes de réforme pour permettre une vraie efficience. Pour y parvenir, il est nécessaire d’établir une vision commune, claire sur la situation désirée à long terme. Mais ceci suppose que les parties prenantes parlent le même langage, s’accordent sur les bénéfices prioritaires à observer. En cela, les objectifs opérationnels et de politiques doivent être alignés.

 2) Il est tout aussi important de bien cibler les investissements nécessaires. Car ce sont les choix opérationnels qui vont guider les choix de technologies à implémenter d’où l’impérieuse nécessité de bien planifier les différentes séquences du déploiement.

 3) L’utilisation exacerbée des technologies risque de dénaturer la relation des praticiens aux patients qui est une dimension essentielle de la prise en charge. Si l’on ne prend pas garde, le risque est que les agents de santé ne deviennent que de simples assistants de saisie informatique.

 4) Les personnes les plus pauvres et vulnérables demeurent celles qui sont les difficilement accessibles avec les outils technologiques de collecte de données. Or leurs avis sont absolument importants dans la mesure où beaucoup de programme les cible justement.

 5) La flexibilisation est un enjeu essentiel de l’utilisation des technologies de l’information dans les programmes de santé. En effet, l’on ne peut pas atteindre toutes les cibles avec un seul outil. D’où la nécessité de s’adapter et de changer d’approche lorsque l’audience ne répond pas à une méthode donnée.

Presentations and synthesis of Day 3: April 30th, 2014

Session 1

Presentation 1: JLN Provider Payment

Orator: Caren Althauser

Presentation 2: Providing access to affordable and quality healthcare on a long-term basis

Orator: Alhaji Ayinla

Presentation 3: The role of subsidized health in promoting access to affordable quality health care

Orator: PharmAccess

Presentation 4: IT in health insurance

Orator: PharmAccess

Synthesis of Session 1, 3rd day

Session 2

Presentation 1: IT solution in financial management of primary Health Care-MgangaNet Solution

Orators: Christian Habineza and Maurice Bagaragaza

Presentation 2: REC_Data-driven Performance evaluation

Orator: Guillaume Deflaux

Presentation 3: Tracking entities

Orator: Knut Staring

Presentation 4: LimeSurveyTool for Accreditation and PBF Assessments

Orator: Mayindo Kagubare

Synthesis of Session 2, 3rd day

Session 3

Presentation 1: RBF and utilization of patient’s feedback

Orator: Matthieu Antony

Presentation 2: Cordaid datastrategy and pilots

Orator: Kees Van Rossenberg

Presentation 3: TTC Data Collection

Orator: Ian Wamara

Presentation 4: Stratégie de communication FBR Bénin

Orator: Reece-Hermine Adanwennon

Synthesis of Session 3, 3rd Day

Session 4

Presentation 1: CBHI Membership Management System in Rwanda

Orator: Joseph Shema and Cédric Ndizeye

Presentation 2: QuIC-Quality of Institutional Care

Orator: Luke Boddam-Whetham

Presentation 3: Systèmes de rapportage des données par SMS-RDC

Orator: Benjamin Nyange

Presentation 4: Open Data Kit-Data collection via Android

Orator: Elodie Macouillard

Synthesis of Session 4, 3rd Day

 

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